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Lundi 14 janvier 2008

E

[[[ Il pleut. Averse ou orage. Il déverse ce qu’il faut de mots. A les aligner je m’enterre. Je les avale un par un, cachets imaginaires, somnifères. Comment se fait-il que je ne dorme pas encore ? Je regarde autour et j’aime, je regarde autour et j’en veux encore, encore, encore. On traversera l’océan et puis tout finira en sang. A se faire mal pour de vrai, vraiment à trop s’aimer. Je te torturerais comme mon esprit me tord de mille et une facéties. Qu’on ne te dérobe jamais de mon être, à ne plus être mon avoir aucune possession à avoir n’aurait valeur d’être. ]]]
Par Caroline
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Lundi 14 janvier 2008
 
«  Le productivisme, c’est la religion de la production, commune au capitalisme et au socialisme : on y produit pour produire ; produire, travailler est une façon d’acheter son salut, de faire son devoir, indépendamment de la nature des choses produites. En revanche, si je dis : ce qui compte ce n’est pas de produire et de consommer toujours plus, mais que chacun ait assez de tout et qu’il passe le moins de temps possible à produire le nécessaire afin de disposer de tout le temps qu’il souhaite pour s’épanouir, créer, développer ses rapports avec les autres, apprendre, aimer, etc.,alors je mets la productivité au service d’autre chose que la production et je sors du productivisme »
 
André Gorz
Par Caroline
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Lundi 14 janvier 2008
  { LE REVE EST IL LE BONHEUR ?
Peut-on vivre un rêve ?


      "je me crois sur un nuage car j'ai l'impression d'être bercée tous les jours. Quand je marche dans la rue pour aller à l'école le matin par exemple , j'ai l'impression
qu'il y a de la musique tout autour de moi, qui me berce.Comme dans les films souvent le réalisateur met une musique pour accompagner un moment. Et bien là c'est pareil. Tu vois ce que je veux dire? J'ai toujours l'impression que je suis soutenue par un air, enfin c'est stupide et ça me semble ridicule comment je dis ça, mais je vois pas comment décrire autrement? [...]  Je regardais , j'observais autour de moi, les gens, l'architecture des batiments, le ciel, les oiseaux ... et j'avais l'impression que rien ne pouvait m'atteindre. Ca sentais bon et tout était doux. L'air était doux." 


Dans un mois
Toi et moi

Le carton aux quatres coins
sera enfin assez grand
pour nous contenir toutes les deux
et le reste du monde.
Ton monde.

                                    P1030285.JPG                                                                                     
Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
C'est (pas) ma faute.
Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
~Lettre par quelqu'un
                            La société et son gigantesque mécanisme ne nous laisse pas le choix. Ou bien on grimpe à bord de la locomotive ou bien on se fait happer. Parfois on regarde par la fenêtre puis on se penche un peu dehors. On résiste contre le vent. Le train avance vite. Parfois on descend, juste une escale, car le ronronnement, le balancement nous donne un peu la nausée. Sur le quai de la gare on ressent un petit soulagement, d’être enfin arrivé, on traîne ses bagages, on se sent libre, plus cloîtré dans un compartiment, enfin debout, on veut se dégourdir les jambes. Et puis on voit tous les gens autour de nous, se dépêcher de monter dans les trains qui arrivent, ils nous bousculent. Certains descendent aussi, regardent le panneau d’affichage pour savoir quand il attraperont le prochain. Et puis certains se perdent, restent sur les bancs et mendient quand ils ont faim. Moi je ne sais pas quoi faire. J’aime avoir la possibilité de marcher et courir. Je me rend compte que parfois il n’est pas si facile de reprendre un train. Il ne s’arrêtent pas longtemps et la foule est si compact qu’il faut être très agile pour se faufiler et remonter. J’attend. Le panneau fait clapoter ses lettres et ses chiffres dans une musique de cascade. Si tout le monde est si pressée, devrais-je l’être aussi ? Après tout ils doivent bien avoir une raison. Je sens en moi un compte à rebours. Je regarde autour de moi, et j’aperçois les grandes portes, effrayantes qui indiquent la sortie de la gare. Je m’y précipite. Elle sont sales on ne voit pas à travers. J’agrippe la poignée et je tire violemment dessus. Je me sens minuscule. Je tire, je pousse, je cris, je m’affole. Et ainsi je me rend compte qu’il n’y a pas d’issus. Je me retourne à nouveau et repars en direction des quais. J’observe ces personnes sur les bancs. Pourquoi restent-ils là ? Je découvre le non-sens de cet endroit. Pris d’un élan de panique, je me transforme en une de ces personnes pressée. Je vois un train arriver, il ralentit. Je le suis du regard, je marche vite, je cours, je m’essouffle. Je cherche en vain une porte accessible. Et si je ne peux pas monter ? y’en aura t-il un prochain ? Ma liberté me pèse tout d’un coup. Est-ce vraiment de la liberté ? Après tout je n’est jamais été aussi dépendante de ces trains et de celui ci en particulier. Mes jambes se délient, je réalise en un instant le bonheur que je ressens d’être ainsi portée dans mon élan. Je pose un pied sur la marche, je saute dans le wagon. Je ne bouge plus et je vois de plus vite le paysage défiler . bientôt on est loin du quai, loin de la gare. Et sans savoir encore où je vais j’espère n’avoir pas trop la nausée. 
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Le bonheur, NOTRE bonheur, on lui met une étiquette, on la décolle, la gribouille, on la change pour qu’elle soit toujours d’actualité. Et on essaye d’atteindre de que l’on a écrit sur cette étiquette, comme une bonne résolution, comme une liste de courses. Le bonheur c’est un lieu qu’il soit spirituel ou bien réel. C’est une personne, mais toujours un lieu on veux être PRES de cette personne ou alors LOIN d’elle. C’est une ambiance, un mode de vie QUELQUE 
PART.
R
O
B
Le Bonheur a une image.
E
M
E

Le bonheur est-il naturellement humain ? Ou artificiel ?
Une glace bourrée de colorant et de parfum de synthèse est tout de même délicieuse si on choisis bien son parfum préférée et que l’on oublie que l’on est au régime…
Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
"Hier, à l’heure ou aujourd’hui laisse place à demain, j’ai rencontré quelqu’un de « plein ». Elle avait les yeux verts d’eau qui comme un miroir magique filtraient le réel pour n’en garder que l’irréel. Elle avait de longs cheveux ondulés qui laissaient flotter une odeur de sable chaud. Le sable d’un pays qu’elle avait inventé et où j’aurais aimé être emportée. Elle avait les doigts tâchés d’encre. Elle ne marchait pas, elle semblait flotter. Elle disait dans un murmure qu’elle était la fille d’un faiseur de nuages. Quand j’ai voulu l’approcher, je me suis réveillée"  L.D
Lettre par quelqu'un

«  Apparemment , de temps en temps, les adultes prennent le temps de s’asseoir et de contempler le désastre qu’est leur vie. Alors ils se lamentent sans comprendre et, comme des mouches qui se cognent toujours à la même vitre, ils s’agitent, ils souffrent, ils dépérissent, ils dépriment et ils s’interrogent sur l’engrenage qui les a conduit là où ils ne voulaient pas aller. (…) Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal. Je me demande s’il serait pas plus simple d’enseigner dès le départ aux enfants que la vie est absurde. Cela ôterait quelques bons moment à l’enfance mais ça ferait gagner un temps considérable à l’adulte – sans compter que l’on épargnerait au moins un traumatisme, celui du bocal »
                                                 Extrait de L’élégance du hérisson de Muriel Barbery
 
Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
J’ai décidé je serais heureuse tout à l’heure. Mon cœur se remplit déjà de joie. Quand je marcherais sur le trottoir, portée par tes pas ( tes grand pas, n’oublions pas : un pas à toi = deux pas à moi), fusionnant dans ta main, caressant subtilement tes doigts. Comment décrire ce sentiment du « chez soi » qui rassure, apaise. Peut-être parce qu’il est forcément lié à des souvenirs, à un temps, des temps, des habitudes. Nous souffrons tous alors en quelques sortes de troubles obsessionnels compulsifs…Quand on refait le même chemin que l’on connais par cœur, qui nous a déprimé, lassé certains jours passés, on ressent un soulagement. On a besoin de refaire des gestes, redire des mots, revoir des choses pour ressentir une douce vague d’euphorie calme et sereine. Oui, je serais heureuse tout à l’heure quand je balancerais mon bras qui entraînera le tient, là où je suis encore jupe plissée queue de cheval à la sortie du lycée. 2006-10272006Juin0008.JPG
Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
Il y a l’univers infini, les étoiles, les galaxies, les planètes, le soleil.
 Il y a la terre, les océans, les volcans. Le mouvement des plaques, les tremblements de terre, les raz de marée, les incendies. Il y a les inondations, le réchauffement de la planète, la fonte des glaces, les ours polaires affamés, les espèces en voie de disparition. Il y a le trou dans la couche d’ozone, les chutes de météorites, la fin du monde. Les chocs pétroliers, les marées noires, la pollution radioactive et la bombe atomique. Il y a le capitalisme, la mondialisation, le travail des enfants, les famines, le manque d’eau potable, le tiers monde. Il y a les guerres mondiales,froides, du Golfe, du Vietnam, de Corée, civiles. Il y a les épurations ethniques, les homicides, infanticides, parricides, les suicides. Il y a la torture, les excisions, l’esclavage, le racisme.Il y a les révolutions, les krashs boursiers, le communisme, le néo-nazisme. Il y a la diminution du pouvoir d’achat, les enfants soldats, la pauvreté, les multimilliardaires, les multinationales. Il y a les hommes politiques corrompus, le piratage informatique, le pouvoirs des médias, l’anorexie, la boulimie, l’obésité, la mal-bouffe. Il y a le viol, la maltraitance, le trafic d’armes, de drogues, d’animaux, le cancer, le sida. Il y a le conflit israelio-palestinien, l’intifada, les extrémistes, le terrorisme. Il y a les gangs, le mariage, l’adultère, le divorce. La monogamie, la polygamie, la religion, les Etats-Unis. Il y a l’homophobie, la xénophobie, les mines antipersonnel, la déforestation en Amazonie. Les bidonvilles, les grèves, les répressions sanglantes, le Tibet, le Darfour, la Birmanie.Les dictatures, les coups d’états. Il y a la dépression, le paludisme, la prostitution, les proxénètes. L’échec scolaire, le kidnapping, les accidents de la route et le retard économique de l’ancien bloc soviétique.Il y a la guerilla colombienne, les rebelles armés, les bouchons sur le périphérique. Il y a les réseaux pédophiles, les scandales politico-financiers, le problème des retraites, le trou de la sécurité sociale, les réformes et les licenciements. Il y a l’abstentionnisme, les violations des droits de l’homme, les crimes contre l’humanité, les « détails » de l’histoire. Il y a la crise d’adolescence, de la quarantaine, du logement, l’exode rural et l’alcoolisme. Il y a les OGM, la surpopulation, le gaspillage, les inégalités. Et puis la culture de masse, la mode, le profit, le machisme, le poids du passé. Il y a les changements climatiques, les élevages intensifs, les camps de réfugiés. Les clandestins, les délinquants, les erreurs judiciaires, la précarité, la loi du plus fort.La violence, la haine, la peur, la jalousie, la mort. Les fins de mois difficiles, le regard des autres, la solitude, l’insomnie, la culpabilité, les mutilations, amputations, les traumatismes, les orphelins, les regrets,les rancunes. Il y a l’exclusion, l’humiliation, les mensonges, la colonisation, les prises d’otages et les extraterrestres. Il y a l’héro, la coke, le cannabis, le tabac et le sex.La routine, les dimanches après-midi, les week-ends ratés et l’immense tas de linge sale.Il y a rien à la télé. Il y a les préjugés, les fautes d’orthographes, les gamins insolents et les parents qui frappent leur enfant en public. Il y a les trains qui arrivent en retard, les avions qui ne décollent pas, les avions qui s’écrasent. Il y a la vaisselle à faire, des messages sur le répondeur, de la publicité plein la boîte aux lettres. Il y a les défaites, les émeutes, les contestations. L’ethnocentrisme, la maladie, le surmenage et l’ennui.Les crimes, les vols, les naufrages et les questions existentielles. Il y a les relations professionnelles et sociales, les repas de famille, la vie en couple. Il y a les listes. Il y a les chagrins d’amour et l’amour et puis il y a Toi. Le remède contre les listes. Contre celle ci. Remède égoiste et aveugle.
Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
" DSCN6987.JPG  je crois qu'il faut arreter de tourner le dos a tout ça"

"Je rie mais en meme temps je crois que je pleure"

"Tu y crois vraiment ?"

"Tu me fais mal"

"TU te fais mal"

"Mais la société et ses attente ?"

"Mais arrete de me perdre"

"
NON
  Va t'en ..
"
Le coeur - La raison
La raison de mon coeur. 
Le coeur de ma raison.

Les chiffres ou les étoiles.

Le rouge, le vert, le bleu ou le mieux.

Le pot de confiture.
L'éCOEURement. photosjuin--16-.JPG
Le vide                                       ?

Par Caroline
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Dimanche 13 janvier 2008
     Il y a des moments où l’on sait exactement ce que l’on doit faire pour réussir. On sait l’on doit se rendre, on sait à qui on doit parle photosjuin--9-.JPG r, on sait ce que l’on doit lire, à quoi on doit penser . Et pourtant même dans ces moments de lucidité on finit tout de même par se retrouver au fond de son canapé avec à portée de main un sachet de cacahuètes salés. 
    Le pire dans le fait de savoir précisément comment on devrait agir et se comporter c’est que cela emmène forcément la bonne dose de culpabilité qui parfois nous manque, lorsque complètement perdue, et démoralisé, on disparaît progressivement , sans aucun but, au fond du canapé. Est ce que cela s’appelle être paresseux ? Ou est-ce seulement un symptôme du trac post-action, quand on sait que l’on doit se jeter dans la gueule du loup ?
      Il est souvent plus facile d’imaginer sa vie, de l’envisager, dans un futur lointain, de penser que le temps va encore durer longtemps avant qu’un fameux moment fatidique arrive. Il est plus facile de dire « un jour je serais comme ça », « un jour je ferais cela », de se dire qu’au fond de soi on a ce désir , que de justement prendre les choses en main, ou d’être résolument dans l’impasse. 
     Comment décoller son nez de la vitre, ouvrir la porte et s’engager sous la pluie battante, sous un parapluie plus ou moins inutile, alors que le confort d’un feu de cheminé, d’une grande tasse de café au lait et de notre pyjama est si agréable ?
 
Comment devenir Wonder Woman, une heroine qui n’a peur de rien?
Une légère envie de vomir, deux listes de choses à faire, deux épisodes de Sex and the City et une douche plus tard, je n’ai toujours pas de super pouvoirs. Je suis toujours en pyjamas, il est 17h10, j’ai troqué le canapé contre une chaise, mais mon dimanche après-midi est toujours aussi peu productif. Est-ce-que le plus on prévoit notre avenir, le plus il nous semble angoissant ? 
           Les projets sont-ils plus angoissants que le néant ?
Notre paresse nous vient-elle du fait que l’on a peur de gâcher la réalisation de notre désir d’être une héroine, avec notre maladresse maladive de femme imparfaite?

La route vers l’arc-en-ciel doit-elle forcément être pénible ou ennuyeuse, alors que nous ne sommes même pas sur d’y trouver le trésor à son pied ?
Comment rendre nos actions aussi faciles à réaliser qu’à rêver ?
Pourquoi existe t-il un gouffre entre l’envisageable et le faisable ? Ou plus précisément entre le j’envisage et le je fais ?
A t-on trop de choses à faire et si peu de temps, ou trop de choses à faire et trop de temps pour les envisager ?
Peut-on s’enfermer dans une vie envisagée comme on peut plonger dans un bon film ?
Les meilleures histoires ne sont-elles pas celles que l’on vit avec un grand V ?
Peut-on réellement s’identifier à notre nous-même envisagé, comme on peut s’identifier à un personnage de fiction ?
Sommes nous submergés par la fiction au sein de notre réalité à construire ? Sommes nous submergés d’informations, abrutis par le divertissement qui pleut sur nous ?
Ou est le parapluie qui nous protègerait de l’averse du rêve ?
Par Caroline
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