Publicité

Samedi 12 janvier 2008
Les temps sont durs pour les rêveurs. amelie-poulain-nuages.jpg
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
L’averse
La tempête
L’orage
Le déluge
L’accalmie                                
 
Un temps maussade. Le monde est gris, un gris de trottoir abîmé, rongé, où les graviers s’éparpillent, où l’eau en flaque fait de la boue urbaine, sale. Les arbres sont malades, les nuages enrhumés, les murs, fenêtres, toits, maisons, blocs de béton maladroitement irisés dans un paysage aussi froid qu’eux. Les marches glissantes, les boites à lettres, flanquées de noms divers, en métal grinçant, la porte en verre, le couloir hospitalier sentant le RMI, les 35 heures et les RTT. Les fins de mois difficiles, les enfants bruyants, la tristesse d’une population, l’ascenseur social en panne, la médiocrité, le HLM.
Si la mauvaise météo jouait peut-être son rôle de rabat-joie, l’image était tout de même poignante. Le très propre 57m², rez de chaussé, vue sur parking, au papier peint terne. Produit d’esprits qui n’ont pas appris et qui n’oseront jamais se libérer de la conformité, du « entre deux extrêmes », du fade.
« Je serais quelqu’un ». « Je ferais ci, je ferais ça » Je serais la femme de quelqu’un, la brebis d’un troupeau, une silhouette sous l’abris bus, le produit d’une société étiquetée, aseptisée, asujétissante.
Exotisme, banalité. Onirisme, normalité. Rêves, réalité. L’amour…
 
                                               Les poupées Russes
 
Le monde dans un monde. Successions, empilement de mondes…
Une infinité de mondes. Et je ne choisis de me placer que dans le plus étroit et alors qu’importe dans quel vaste monde je suis, seul compte si je le désire, mon propre monde sur mesure, haute couture. Il ne tient que de ma volonté de faire que le monde large me touche ou non ainsi que ses multiples divisions.
Je ne rentre dans un modèle que si et seulement si je le veux bien, consciemment ou inconsciemment. La rebellion garde toujours sa place visible ou non. Je ne peux me confondre avec mon milieu, mon lieu de résidence. Alors ce n’est même pas un droit que je m’accorde, de m’extropier de ma vie matérielle provisoire, sédentairielle, mais aussi un devoir. C’est alors que mes murs, mon béton, ma prison n’est en fait qu’un vide aérien et virtuel.
Je ne peux me plaindre de ma situation qui peut me paraître asphixiante car elle n’est qu’un bol d’oxygène où se nourrit mon esprit.
La magie se cache souvent sous le voile le plus opaque et la luminosité la plus vive est toujours invisible à première vue. Si la misère est moins pénible au soleil c’est que les rayons sont aveuglants.
 
Non, Non mais quand même. Il n’est pas question de bonheur, ni de devoir de conduire son bonheur, d’accepter, de jouer de sa situation. Ni de penser « au plus malheureux que soi ». La question n’est pas là. Ni le problème. Le problème c’est cette réalité, cette réalité sèche. Celle des sociologues, des classes sociales, des milieux sociaux. Cette réalité qu’on ne veut souvent pas entendre, qu’on ne peut pas juger fausse, mais qu’on voudrait juger tout court. N’être qu’un cliché de société dont on ne peut se séparer, un cliché de masse, ou un cliché marginal, après tout peu importe, même si l’illusion d’être en dehors serait tout de même un soulagement.
 
L’avion décollera et décollera mon papier peint.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
Il m’observe. 678910029.jpg Il me donne une boule dans la gorge, dans le ventre. Il est toujours là, ne bouge pas, s’ouvre et se referme aussitôt, je n’arrive pas à percer son secret. Mon cœur palpite. Il a une vie à lui, un destin l’entoure. Je dois m’approcher et je n’ose pas.
Il est vert, citron vert, si tellement effrayant. Je l’avais oublié, ma volonté a cédé. Mais il fait partie de ma vie, impossible de l’écarter. On a rendez-vous tout à l’heure, je suis en retard. Il me parlera de la vie, ou plutôt de la philosophie. «  la philosophie nous éloigne t-elle du monde ? ». J’ai répondu après six pages d’argumentation que non. Non elle ne nous éloigne pas du monde. Et durant toute la rédaction je n’ai fait que penser que oui. Oui elle nous éloigne du monde. Elle est très éloignée de tout. De ma boîte de bonbons, réglisse et nounours en gélatine, de mon fauteuil de bureau à lui, de mon ordinateur. De ma vie de pseudo-célibataire, journées au supermarché à distribuer des cartes de fidélité, à emballer du pain, de mes escapades au centre commercial, en ville, dans les boutiques, de mes heures de marches car il n’y a pas de bus le dimanche, de la fin de matinée au marché et de ma très belle nouvelle salopette, mes repas en solitaire sur le canapé. Elle m’éloigne de mon simple présent et me projette dans le perturbant future qui n’existe même pas encore et dont je peux à peine dessiner les contours. Et mon présent simple m’éloigne de mon passé composé de divers envies et ambitions et de mon futur imparfait. Combien de cases puis-je construire dans ma tête ? Puis-je même en collectionner plusieurs ? Faut-il que je range ma vie de côté pour me plonger dans mon avenir, comment puis-je penser au travail « scolaire »comme partie intégrante de mon présent alors qu’il rime si mal avec celui ci. Il est sans doute temps de retrouver la perspective. Je joue, je jongle. C’est important, ce n’est pas si facile. J’me suis laisser bouffer par mon CDD, mon temps libre si apprécié. C’est un leur, je ne suis pas là pour ça, je ne dois pas l’être. Je dois remettre une hiérarchie. Je suis étudiante.Je suis un semblant d’adulte. Je ne peux me reposer, me contenter. On m’attend quelque part. Et même si aujourd’hui il n’y a pas de bus. Il passera bientôt.
Tu reviens ce soir. Dans une semaine je serais de nouveau dans l’espérance.Toute redeviendra normal et angoissant. Et si l’espérance est a double tranchant, si il peut servir du café chaud avec un sucre et un chocolat, comme peut-être demain après-midi, il noue aussi mes objectifs dans le creux de ma main. Ca paraît si loin, et pourtant c’est si proche.
J’arrive. 

ça s'envole comme s'est venu
 
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
 C’est quoi être jeune ? 
Déterminée, par ceci cela, j’en suis consciente, alors peut-être aurais-je droit à mon tout petit soupçon d’espoir de liberté ? Non, ah d’accord. Il faudrait que je muscle encore mon intellect pour ça. Savoir, savoir, savoir, comprendre. Ceci pour cela, ceci à cause de ça. Et voilà, j’ai émietté mon dernier bout de pain d’illusion. Oui parce-que j’aime l’illusion. Alors j’vais rester conne pour être heureuse. J’aime me dire que y’a de la magie dans la vie, j’aime imaginer que merde, si j’ai envie je peux voir de l’innocence, ou quelque chose comme ça. Ca me tuera pas, la vérité trop vraie en tout cas me tourne le bide. Je me demande déjà assez comme ça qui je suis au milieu des clones, marginaux, des gens alors si il faut que je me demande qui ils sont eux aussi, et qui je suis au milieu d’eux . je peux pas, je peux pas. Ca me fait peur. C’est quoi être jeune. C’est quoi être étudiant. C’est de la bière, beaucoup, des ivrognes occasionnels bien occasionnés, la musique qui réveille les loups, qui a quand même le pouvoir de créer un sentiment d’union, de fraternité, de patriotisme de communauté. Elle transcende les âmes. Elle caricature. J’me dit devant la scène, quand même, y’a pas un peu de liberté là ? J’aimerais plisser les yeux et y croire vraiment. Ils aiment ça. Il y a les gens qui parlent forts, qui crient qui chantent. Y’en a pour qui c’est trop tard, qui ne comprendrons jamais que l’utopie du jeune est aussi futile que le reste. Ils se sentent exister dans le multiplication, le nombre indestructible de cœurs légers et lourds d’insouciance et d’esprit de fête, de la fatalité de leur insertion. Je peux pas faire semblant. J’ai pas envie de faire comme ça. J’ai pas envie j’ai perdu la folie . J’me demande à quoi ça sert. A être user gaspiller, comme l’argent sur mon compte en banque qui m’oppresse.. L’argent ça se garde au chien de garde Etre jeune ça s’apprend comme le reste. J’ai louper un cours, j’ai pas fait me devoirs .Qui êtes vous ?
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
(Ma vie) est comme une rue commerçante en période de fêtes. Vingt-sept décembre. La douce adrénaline de savoir que chez moi, chez nous, m’attend un amour qui m’a dit que je lui avais manqué, ses bras m’enroulant, notre intimité m’intimidant, en voyant les gens, main dans la main, un baiser sur la joue, je suis faussement jalouse. L’envie devant les vitrines, la pyramide de macarons, en tour de Babel, les robes dans lesquelles je serais belle. L’émerveillement devant les guirlandes magiquement lumineuses, brillantes, traversant, volant la route du paradis. Mon pays des merveilles où je suis perdue sans l’être, le lapin blanc me fuyant, je suis une figurante de non sens, de cents mots. [Aime a eu X?] 
 
Vingt heure vingt-quatre
Et puis, tout d’un coup t’es loin. iivc87sn.jpg
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
Je veux rentrer chez moi, au coin du feux, ou
nichée dans mon lit, les genoux pliés et le corps réchauffé je veux rentrer chez moi et entendre le silence et mes murs respirer, les observer comme si ils me parlaient de ma vie. je veux ouvrir ma fenêtre,Pour fermer les volets sentir le froid nocturne, voir les étoiles me faire des clins d’œil. Je veux m’apaiser de la nuit qui s’empare du vert, du marron et du blanc. Je veux sentir sous mes pieds le carrelage de la salle de bain et la buée de la douche, l’eau chaude coulé sur ma peau Les portes qui se ferment doucement, mes pas prudent dans l’escalier. Je veux baisser le volume de la télé. Je veux me serrer dans le grand fauteuil, regarde la chienne somnoler et la chatte ronronner. Je veux leurs parler comme si elles me comprenaient. Ouvrir le frigo que sa lumière inonde la cuisine et me chatouille les yeux, chercher le petit truc a grignoter. je veux regarder dehors. Je veux n’avoir rien à faire. Je veux mettre toute la matinée à me laver, m’habiller, me mettre sur mon lit pour me badigeonner de crème hydratante, me vernir les ongle. Je veux lire sous ma couette et puis en avoir marre. Je veux aller me promener et puis décider au bout de Photo-DK-074.jpg quelques pas qu’il fait trop froid et que je serais mieux dans la maison. Je veux rentrer à la maison. Donner du lait à la chatte et des croquettes à la chienne, un p’tit bout de jambon à table et ses yeux tendre. Je veux être seule et me sentir exister sous aucun conflit, aucun soucis. Je veux vérifier de temps en temps mon portable pour voir si il m’aurait écrit. Sentir mon cœur faire un bon, quand je vois que oui. Choisir mes mots pour lui répondre. Attendre quelques minutes, une éternité pour ne pas semblé trop accro faire semblant de le faire patienter. Je veux préparer un gâteau sur la grande table en pin, étaler la farine, saupoudrer le sucre, écraser le beurre entre mes doigts, éplucher les fruits, en mettre partout. N’avoir pas envie de ranger. Surveiller le four pendant la cuisson. Et finalement laisser tomber, sentir le cramé, merde j’avais oublié. Aller de pièce en pièce, m’asseoir et repartir. Chercher quelque chose. Pas grand chose. Pleurer sans que personne entende dans ma chambre , quelques tours sur moi même, un grand coup de haine, me sentir ridicule, balancer une peluche, m’excuser auprès d’elle. Manger à table des plats que je ne sais pas/ ne peux pas cuisiner, une entrée, un plat un dessert. Regarder le journal. Ne pas me maquiller. Penser à toi. 
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
« L’amitié ne comprend pas. L’amitié croit comprendre. J’ai du mal à croire en l’amitié car elle m’a plus bléssé que l’amour.L’amour déchire tandis que l’amitié laisse un souvenir souvent amer. L’amour a un statut : on sort ensemble, on est marié. L’amitié, parce que je n’ai jamais rencontré la grande amitié sans doute, reste celle des bacs à sables. Tu es ma copine, demain on verra… »
 
« Moi, je pense l’amitié comme l’amour. Sauf que l’amour nous tombe dessus et bouscule tout, et que l’amitié, même si elle peut aussi commencer avec une sorte de « coup de foudre » a un effet plus progressif et modifie l’existence de manière plus douce. Et l’amour c’est aussi une autre forme d’affection, un rapport au corps, une relation dans le but de la fusion..Un ami c’est un amour sans ce que j’ai évoqué. Mon amour est tout autant mon ami. Mais mon ami n’est pas tout à fait autant mon amour. »
 
« On accepte quand l’amour ne comprend pas,car il est fougueux , mais pas l’amitié . Il est fait pour ça. Si mon amour ne comprend pas alors qu’il est mon ami, j’en suis doublement blessé pourtant L’amour est constructeur de la vie, l’amitié est spectatrice . »
 
« L’amour cet état que l’on cherche tout le temps, en quête perpétuelle du Graal. L’amitié où l’on se réfugie, où on est compris La simplicité de l’esprit. J’entend par là, le lâché prise, être « bien ». Le bien vivre, l’harmonie de soi avec les autres. la douceur qui apaise les plaisirs, qui assouvi nos envies. Se construire en accord avec nous même. Un joli ego aime. »
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008

 

J’aime le parquet, mon lit, quand tu t’endors nonchalamment sur ma poitrine l’après-midi, lire un magazine « de fille » avec toi, sous la couette, le vent froid mais léger, te réveiller le matin. J’aime prendre une douche avec toi, que l’on soit des adolescents chez mes parents. J’aime quand on rit, quand on se taquine comme des enfants. J’aime manger des madeleines , que tu sois toujours avec moi. J’aime quand on rentre tard et qu’il ne faut pas faire de bruit. J’aime quand on parle avant de dormir, en chuchotant. J’aime manger en face de toi et que sous la table tu joues avec mes pieds avec les tiens. J’aime quand tu me racontes tes souvenirs d’enfance. J’aime me retrouver dans tes bras en plein milieu de la nuit. J’aime quand on forme une équipe quand on joue a un jeu de société entre amis. Je n’aime pas vraiment quand tu m’en veux d’avoir mal répondu à une question. J’aime boire un cappuccino , manger la chantilly avec la petite cuillère. J’aime le petit speculos qui est servi avec. J’aime réfléchir pour savoir quel moment serait le meilleur pour le déguster. J’aime te tendre ma main, que tu la prenne et la caresse. J’aime quand on est assis à notre table habituelle de l’espérance.
J’aime la lumière jaillissant des fenêtres, le carrelage froid de la salle de bain. Le couloir silencieux, le bruit de la pendule. Tic Tac. Le ciel bleu et les traces des avions et celui là il va où tu crois ? Le scintillement des feuilles des arbres, l’herbe qui à l’air si moelleuse. J’aime les moments où je voudrais arrêter le temps.
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
Purée de brocolis
Et Rhinocéros enrhumé
Je suis ta fidèle amie
Qui avant toi a aimé
(Na)
 
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
 
Le monde est notre voisin.
Claques lui la porte au nez
On ira le voir demain
Aujourd’hui j’suis fatiguée.
 
Par Caroline
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus