Blanche Neige. Le Pêché. L'Erotisme. L'Innocence. Le Poison.
Le Mensonge. L'AmouR.
faire, quand je n’ai pas envie de me creuser la tête pour trouver des solutions, il y a toujours la tartelette aux framboises. Elle est avant
tout un plaisir pour les yeux. Le rouge flamboyant, le rouge sensuel, le rouge aguicheur, attirant,hypnotisant. Elle est ensuite une merveille d’architecture. L’empilement de formes, la base
moelleuse, puis onctueuse. La salive s’accumulant, les papilles palpitantes. Les saveurs se mélangent parfaitement. Le sucré abondant, et l’acidité subtile. La structure s’effondre, la relâche,
la débauche. On voudrait que ça dure, mais on veut tout engloutir. La patience du plaisir a des limites. On n’en parle pas. On se laissera tenter encore.
La vie doit-elle ressembler à un jeu de société ? Devoir lancer le dé et suivre son hasard, encore et encore, avancer et reculer … Doit t-il y avoir des gagnants, des mauvais perdants, des tricheurs ? Une interminable partie de monopoly pour s’enrichir ou se ruiner, de Cluedo pour dénicher ses ennemies, de Scrabble pour être le plus malin le plus chanceux. Pendant que certains jouent à Risk et veulent conquérir le monde, d’autres tournent en rond au jeu de l’oie, attendant la bonne paye et le double six. Doit-on être forcément un fin stratège pour toucher et couler nos « adversaires » ? Pourquoi notre vie se présente t-elle comme une succession de tours à jouer avec la peur constante de se faire rattraper par les autres, d’être, de rester le dernier ? Sommes nous vraiment des pions bondissant de cases en cases essayant vainement d’atteindre un certain but ? Essayons nous désespérément de répondre correctement aux questions pour remplir notre camembert ? Se dirige t-on vers un échec et mat ?
Est-ce que l’on bâtit pour son bonheur, ou simplement parce que l’on ne voit pas d’autre option. On avance dans notre vie comme on grimpe a une échelle.On monte, si on regarde en bas on a cette désagréable sensation de vertige, nos membres peuvent se paraliser de peur il faut alors encore plus de courage pour continuer sa montée. On sait alors mieux vaut ne pas regarder en arrière. On ne peut pas redescendre, on ne conçoit pas l’immobilité.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous ne sommes pas a bord d’une barque qui voguerait suivant le courant et les flots, nous donnant le temps d’aimer, de respirer, d’apprécier en parfaite communion avec celle ci, la nature et le naturel amour. On rame, on rame jusqu’à l’épuisement, on essaye de contrôler notre direction, notre voyage. On espère construire un grand bonheur, un bonheur dans lequel tous les petits bonheur pourraient se loger . On travaille pour la prospérité. Pour ne passer à côté de rien. Le grand bonheur n’est-il pas plus facilement assuré si on s’attache à profiter dans l’immédiat de tous nos petits bonheur, qu’on sacrifie trop souvent au nom du grand. Le travaille ronge la passion, le noie, l’étouffe. Ne plus faire pour faire, mais faire pour quelque chose en vu d’un but, qui dénature et asphyxie le goût de faire par plaisir. Le piège de l’éducation ? Le prix de tout, le prix du temps, le prix de la passion .
Peindre un tableau avec moi . L’œuvre d’art qu’est le nous, devient notre œuvre d’art coloré.Je veux plonger tes doigts dans la matière et les traîner sur la toile. Le moment sera érotique et sensuelle. J’aime me rappeler que je t’aime. Dans ma chambre, dans mon lit, sous ma couette, nous deux. On s’embrasse tendrement comme de grands enfants jouant de leur affection.. Trouver ces moments d’intimité qui refont le monde et qui nous font repartir à zéro, dans le bon sens du terme. Il ne peut y avoir rien de mieux que d’aimer quelqu’un comme au premier jour, comme à la première étincelle et pourtant tout connaître l’un de l’autre, avoir cette immense complicité qui uni deux êtres dans la construction de l’empire du couple. Puis-je travailler à notre amour avec passion ? Où l’amour est-il ce fleuve tranquille sur lequel on ne peut ramer, qui nous porte tout simplement ? Puis-je simplement compter sur le fait que je t’aime tout simplement ? Tu es mon petit bonheur, mon grand bonheur, on est ensemble dans la barque, sur l’eau au milieu de la nature verdoyante.
Je ne veux pas oublier de vivre. Travailler à projeter sa vie dans un futur incertain. Travailler pour un schéma, un plan, une image. Travailler pour l’avenir, alors que la vie n’EST que dans le présent. Naître, se former, œuvrer, se reposer, mourir. Germer, pousser, bourgeonner, éclore, faner. D’où vient cette segmentation ? Je voulais me contenter d’exister… Ca passe vite … ça passe vite comment ? La vie est fragmentée en étapes à franchir et la vie est une fraction. Un chiffre, un temps passé, sur un tout. Un tout inconnu X.
Je ne me souviens pas de ma naissance, je ne sais pas ce que ça fait de sortir au grand jour. Je ne me souviens pas, je ne sais pas ce que ça fait d’être conçue, je ne sais pas, je ne me souviens pas ce que ça fait de sortir du néant. J’ai grandit, je vois l’évolution, mais je ne vois qu’elle. Je ne vois pas le rien, je ne peut connaître l’inexistence. Personne ne peut la connaître. On m’a donner le droit, l’occasion d’être dans l’existence, je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi. On me dit que ce n’est que pour un temps. Un temps court, on me dit que le temps file. Je vois des enfants, des nouveaux nés, je vois mes parents, mes grands-parents, mes aînés. Je vois que le temps agit bien et menace toujours. Comment peut-on user la vie pour retourner dans le néant en étant satisfait ? Comment puis-je mourir alors que j’ai toujours vécu…je suis née pour vivre et non pour mourir. Comment est-ce possible que ça soit aussi futile ? Nous lasserions nous de la vie si nous étions éternels et non suicidaires ? Ou le deviendrions nous inévitablement ? Comment la nature, la biologie a t-elle conçut la durée de la vie ? Comment s’envisager comme mortel sans tomber en dépression profonde et sans invoquer la théologie ? Doit-on garder notre conscience de notre evanescence ou devons nous tout faire pour ignorer notre finalité ? Faut-il frôler la mort pour comprendre la vie ?
Je t’aimerais autant que je peux pour ne rien regretter, j’écrirais autant que je peux pour ne pas m’être tut, je suivrais mes envies car demain n’est rien.
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